Private equity et non coté : investir dans les entreprises hors Bourse
Le non coté, ou private equity, consiste à investir au capital d’entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse : start-up en amorçage, PME en croissance, sociétés en transmission ou en retournement, projets d’infrastructures. Longtemps réservé aux investisseurs institutionnels et aux grandes fortunes, il s’est démocratisé grâce aux fonds fiscaux, aux plateformes de financement participatif et, plus récemment, aux fonds evergreen et aux ELTIF accessibles dès quelques milliers d’euros, y compris dans l’assurance-vie et le PER.
Les différentes façons d’investir dans le non coté
- Fonds de capital-investissement : FCPR, FPCI, FCPI et FIP gérés par des sociétés de gestion agréées, qui prennent des participations dans un portefeuille d’entreprises sélectionnées. Les FCPI et FIP ouvrent droit à une réduction d’impôt sous conditions.
- Dette privée : prêts accordés directement aux entreprises par des fonds spécialisés, en échange d’un rendement régulier.
- Crowdfunding et clubs deals : plateformes qui permettent d’investir en direct dans une entreprise ou un projet immobilier identifié, avec des tickets réduits.
- Fonds evergreen et ELTIF : véhicules à capital ouvert offrant une liquidité périodique, conçus pour rendre les marchés privés accessibles aux particuliers.
Pourquoi le non coté attire les investisseurs
Le capital-investissement a historiquement délivré des performances supérieures aux marchés cotés sur longue période, en contrepartie d’une prise de risque et d’une immobilisation plus importantes. Il permet de diversifier un patrimoine en s’exposant à l’économie réelle, à des secteurs innovants et à des entreprises en transformation, décorrélées des humeurs quotidiennes de la Bourse. Certains véhicules ajoutent un avantage fiscal : réduction d’impôt sur le revenu pour les FCPI et FIP, exonération des plus-values pour les FCPR sous conditions de détention.
Les risques spécifiques du non coté
Le risque de perte en capital est réel : une entreprise non cotée peut échouer, et un fonds peut ne pas retrouver sa mise. La liquidité est très limitée : les parts sont bloquées pendant la durée de vie du fonds, généralement de six à dix ans, et les sorties anticipées sont rares ou pénalisées. La valorisation n’est connue que périodiquement, les frais sont plus élevés que pour les fonds cotés, et la performance dépend fortement de la qualité de l’équipe de gestion et du millésime d’investissement. Le non coté ne doit représenter qu’une fraction d’un patrimoine diversifié.
Choisir un acteur du non coté
Privilégiez les sociétés de gestion agréées par l’AMF, dotées d’un historique de plusieurs fonds et de sorties réussies, et vérifiez la lisibilité des frais et la stratégie d’investissement. Pour le crowdfunding, assurez-vous que la plateforme dispose du statut de prestataire de services de financement participatif. L’annuaire filtré sur le non coté recense les fonds, plateformes et gestionnaires actifs en France.
Questions fréquentes sur le private equity
Quel montant minimum pour investir dans le non coté ?
Les FCPI, FIP et fonds evergreen sont souvent accessibles à partir de 1 000 à 5 000 euros ; les plateformes de crowdfunding acceptent parfois quelques centaines d’euros. Les FPCI et les fonds institutionnels exigent en revanche des tickets de 100 000 euros et plus.
Combien de temps mon argent est-il bloqué ?
Généralement entre six et dix ans pour un fonds fermé. Les fonds evergreen proposent des fenêtres de rachat périodiques, sans garantie de pouvoir sortir immédiatement.
Le private equity est-il réservé aux investisseurs fortunés ?
Plus maintenant. Les fonds fiscaux, l’assurance-vie, le PER et les ELTIF ont ouvert le non coté aux particuliers. Certains véhicules restent cependant réservés aux investisseurs avertis ou professionnels.
Ces informations sont fournies à titre pédagogique et ne constituent pas un conseil en investissement.








































































































