Private equity et fonds fiscaux : FCPR, FCPI, FIP et capital-investissement
Le private equity, ou capital-investissement, consiste à prendre des participations dans des entreprises non cotées pour les accompagner dans leur croissance, leur transmission ou leur restructuration, puis à les revendre avec une plus-value après plusieurs années. Les particuliers y accèdent principalement par des fonds gérés par des sociétés de gestion agréées par l’AMF, dont certains ouvrent droit à des avantages fiscaux. Cette page présente les principaux véhicules ; pour une vue d’ensemble du non coté, du crowdfunding et de la dette privée, consultez la catégorie Private Equity et Non coté.
Les véhicules de capital-investissement accessibles aux particuliers
- FCPR (fonds commun de placement à risques) : investi à 50 % au moins en titres non cotés, sans réduction d’impôt à l’entrée mais avec une exonération d’impôt sur les plus-values, hors prélèvements sociaux, si les parts sont conservées au moins cinq ans.
- FCPI (fonds commun de placement dans l’innovation) : investi en PME innovantes, il procure une réduction d’impôt sur le revenu calculée sur le montant versé, dans la limite de 12 000 euros pour une personne seule et 24 000 euros pour un couple, sous condition de conservation des parts pendant cinq ans.
- FIP (fonds d’investissement de proximité) : même mécanisme fiscal que le FCPI, appliqué à des PME régionales ; les FIP Corse et outre-mer bénéficient d’un taux de réduction majoré.
- FPCI (fonds professionnel de capital investissement) : réservé aux investisseurs avertis avec un ticket d’entrée de 100 000 euros, sans contrainte fiscale mais avec une grande liberté de stratégie.
- ELTIF et fonds evergreen : véhicules européens de long terme et fonds ouverts à liquidité périodique, conçus pour démocratiser l’accès aux marchés privés dès quelques milliers d’euros, y compris dans l’assurance-vie et le PER.
Ce qu’il faut savoir avant d’investir
La durée de blocage est la contrainte centrale : un fonds de capital-investissement vit en général huit à dix ans, prorogeables, pendant lesquels les rachats sont impossibles ou fortement pénalisés. La performance suit une « courbe en J » : les premières années sont marquées par les frais et les investissements, la valeur ne se révélant qu’à la revente des participations. Les frais, souvent 2 à 4 % par an tout compris, sont plus élevés que sur les fonds cotés. Enfin, la réduction d’impôt des FCPI et FIP ne doit jamais être le seul motif d’investissement : elle compense une prise de risque réelle sur des PME jeunes ou fragiles, et les performances passées de ces fonds fiscaux ont été très dispersées.
Où loger son private equity ?
En direct sur un compte-titres pour bénéficier des avantages fiscaux propres aux FCPR, FCPI et FIP ; dans un contrat d’assurance-vie ou un PER, qui accueillent de plus en plus de fonds de private equity en unités de compte avec la fiscalité de l’enveloppe et une liquidité assurée par l’assureur ; ou via une holding pour les investisseurs professionnels. L’annuaire filtré sur le private equity recense les sociétés de gestion et distributeurs actifs en France.
Questions fréquentes sur le private equity
Quelle est la différence entre un FCPR et un FCPI ?
Le FCPR n’offre pas de réduction d’impôt à l’entrée mais exonère les plus-values après cinq ans, avec une liberté d’investissement plus large. Le FCPI donne une réduction d’impôt immédiate mais impose d’investir dans des PME innovantes, plus risquées, et de conserver les parts cinq ans.
Quel rendement attendre d’un fonds de capital-investissement ?
Les statistiques de la profession font état de performances annuelles moyennes à deux chiffres sur longue période pour les fonds institutionnels, mais avec une forte dispersion entre gestionnaires et millésimes. Les fonds fiscaux grand public ont historiquement affiché des résultats plus modestes.
Que se passe-t-il si j’ai besoin de mon argent avant la fin du fonds ?
Les sorties anticipées sont rarement possibles, sauf cas prévus par le règlement du fonds (décès, invalidité, licenciement) et, pour les fonds fiscaux, avec remise en cause de l’avantage fiscal. Les fonds evergreen et l’assurance-vie apportent une liquidité partielle, jamais garantie.
Ces informations sont fournies à titre pédagogique et ne constituent pas un conseil en investissement.

















































































